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Vendredi 20 mars

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Seconde rencontre régionale des parlers normands

Près de 150 personnes étaient réunies, ce jour, à l’Hôtel de Région à Rouen, pour la seconde rencontre régionale des parlers normands. A cette occasion, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, et Edouard de Lamaze, Conseiller régional de Normandie et Président du Comité de pilotage des parlers normands, ont présenté les actions mises en œuvre et les projets à venir dans le cadre de la nouvelle stratégie régionale pour la sauvegarde et la valorisation des parlers normand, lancée en janvier 2019.

 

« Nous avons en Normandie un héritage culturel important et il appartient à la Région de lui donner un nouvel élan. C’est pourquoi nous avons lancé, en janvier dernier, un plan d’actions régional pour la sauvegarde et la valorisation des parlers normands. Nous sommes désormais dans la phase opérationnelle de cette nouvelle stratégie régionale qui doit permettre à chacun de se réapproprier ce patrimoine immatériel et de consolider le sentiment d’appartenance à une culture normande commune » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

 

Une convention d’objectifs avec la Fédération des Associations pour la Langue normandE (F.A.L.E)

La nouvelle stratégie régionale pour la sauvegarde et la valorisation des parlers normands s’est notamment traduite par la signature, en juin dernier, d’une convention d’objectifs pour la période 2019-2021 avec la Fédération des Associations pour la Langue normandE (F.A.L.E).

Créée en 2016, la F.A.L.E fédère toutes les initiatives se rapportant à la sauvegarde et à la promotion de la langue normande. Elle regroupe 10 associations : l’association des parlers de Normandie (APNOR), Magène, les Amis du Donjon, l’Université populaire normande du Coutançais, la Chouque, la Fédération des jeux et sports normands, l’Université rurale du Cauchois, Le Pucheux, l’Emai, l’association Alfred Rossel.

La Région a décidé de s’appuyer sur cet acteur de référence pour mettre en œuvre une partie de son plan d’actions. La Région participe ainsi au financement de ses activités à hauteur de 15 000 euros par an.

Présente à la première édition du FÊNO, Festival de l’excellence Normande, qui s’est tenue en avril 2019 à Caen, la F.A.L.E a également organisé, au second semestre 2019, plusieurs Cafés Normands à destination du grand public dans différentes communes du territoire (Cherbourg-en-Cotentin, Pont-Audemer, Sainte-Marie-des-Champs, Les Pieux, Lisieux…). Ces différents temps d’échange autour des parlers normand ont réuni près de 300 personnes au total.

D’autres Cafés normands seront organisés en 2020. Les prochaines dates programmées sont les suivantes :

–        le 28 janvier aux Pieux (au Café du coin)

–        le 31 janvier à la Ferme Culturelle du Bessin.

–        le 13 février à Cherbourg-en-Cotentin (au Comptoir des halles).

La F.A.L.E  pilote, par ailleurs, un groupe de travail régional sur la collecte et le recensement des ouvrages relatifs aux parlers normands et assure la promotion des jeux et sports normands.

Enfin, un travail est actuellement en cours pour l’installation de panneaux signalétiques en normand à l’entrée et à la sortie des communes. Une campagne de sollicitation des communes sera prochainement lancée.

La création d’un atlas linguistique numérique

Dans le cadre de cette nouvelle stratégie régionale pour la sauvegarde et la valorisation des parlers normand, un groupe de travail a aussi été mis en place courant 2019 pour la réalisation d’un atlas linguistique numérique. Le pilotage a été confié à la Fabrique de patrimoines en Normandie, qui a réuni des représentants de la Région Normandie, de l’Université de Caen-Normandie (MRSH) et des archives départementales de la Manche.

Ce nouvel atlas linguistique régional s’appuiera notamment sur les travaux de  Patrice Brasseur, auteur de « L’Atlas linguistique et ethnographique normand » (ALN). Cet atlas regroupe les données d’une enquête de terrain que Patrice Brasseur a effectuée de 1970 à 1977 dans les cinq départements normands ainsi que sur trois îles anglo-normandes (Jersey, Guernesey et Sercq).  Les quatre premiers volumes contiennent au total 1 400 cartes. Le cinquième et dernier volume, paru fin 2019, comprend quant à lui 153 cartes ayant trait à diverses catégories grammaticales. Cette somme dialectologique de grande ampleur est sans équivalent dans les régions voisines. En 2019, Patrice Brasseur a déposé tout son fonds aux archives départementales de la Manche, qui travaille depuis lors ans à le rendre accessible.

 

La constitution d’un Conseil Scientifique et Culturel des parlers normands

Le second semestre 2019 a aussi été marqué par la constitution d’un Comité Scientifique et Culturel (CSC). En complément du Comité de Pilotage, chargé de mettre en œuvre le plan régional de sauvegarde et de valorisation des parlers normand, le CSC doit permettre de garantir la qualité scientifique des travaux et projets menés dans ce cadre.

Le CSC, sera officiellement installé le lundi 27 janvier 2020, à l’Abbaye-aux-Dames à Caen par Hervé Morin et Edouard de Lamaze.

                        

Des projets pour promouvoir le patrimoine immatériel normand auprès du grand public

De nombreux autres projets devraient voir le jour courant 2020 ou 2021 pour valoriser ce patrimoine immatériel normand, notamment auprès du grand public.

Deux projets sont notamment à l’étude pour promouvoir les jeux et sports normands :

–        l’organisation d’une journée sur les jeux et sports normands dans les lycées volontaires ;

–        l’organisation, en Normandie, d’un championnat d’Europe de Kubb, jeu d’adresse traditionnel viking.

Dans le cadre du dispositif régional  « Patrimoine en création(s) », la Région soutiendra aussi  en 2021 un projet de création d’une pièce de théâtre autour du 500e anniversaire de la naissance de Gilles de Gouberville, dont le journal constitue un document unique sur l’histoire rurale de la Normandie du XVlème siècle. Ce projet associera la troupe « Théâtre en
partance » et la population du Cotentin. Il s’agira à la fois de valoriser ce patrimoine immatériel mais également le manoir du Parc de Saint-Lô d’Ourville, choisi comme lieu de résidence de la troupe et représentatif du manoir cotentinais de la première Renaissance.

Enfin, en lien avec le Rectorat, la Région étudie actuellement l’opportunité de proposer prochainement des cours optionnels de normand aux jeunes.

 

Le normand, une langue « sérieusement en danger » selon l’UNESCO

 

Le normand a été la langue officielle de la cour d’Angleterre jusqu’au milieu du 14ème  siècle et a donné à la langue anglaise une partie de son vocabulaire : cat, chair, candel, garden, can, fork… ! Il est également à l’origine de la langue jersiaise, dialecte utilisé encore aujourd’hui sur l’ile anglo-normande de Jersey.

 

On parle plutôt de “parlers normands” que de “langue normande” car il n’y a pas réellement de langue uniforme dans toute la Normandie. La ligne Joret, établie en 1883 par le linguiste Charles Joret, a coupé la Normandie en 2 territoires sur lesquels les parlers n’ont pas subi la même influence : picard au nord, gallo et angevin au sud.

 

Ainsi, si le cauchois central est assez proche de ce que l’on peut entendre dans le Val de Saire, le cauchois au nord-est de la Seine-Maritime présente des traits nettement picards. De même le dialecte de l’Avranchin est très proche du gallo parlé en Haute-Bretagne. La partie sud de l’Orne présente des traits très proches des parlers de la Mayenne et de la Sarthe.

 

Le normand est parlé aujourd’hui par 30 000 personnes, du Pays de Caux aux îles anglo-normandes. C’est l’une des principales langues d’oïl, classée parmi les langues « sérieusement en danger » par l’UNESCO.

 

 

 

Contact presse :

Charlotte Chanteloup – tel : 02 31 06 98 96 / 06 42 08 11 68 –  charlotte.chanteloup@normandie.fr

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