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Vendredi 06 septembre

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Brexit : un contexte favorable au trafic pour Ports de Normandie

Alors que ni le nom du premier ministre anglais, ni la date et les conditions du Brexit ne sont connus, Ports de Normandie continue de se préparer et met tout en oeuvre pour en faire une opportunité de développement.

 

Depuis plus de six mois, son Président, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a multiplié les rendez-vous, se rendant à Bruxelles pour plaider la cause des ports normands mais aussi à Londres et en Irlande, afin de réaliser un état des lieux précis de la situation et promouvoir les ports normands, notamment auprès de nos partenaires : Poole, Portsmouth et Newhaven. Point d’étape sur la façon dont les trafics réagissent face à ce contexte : la tendance est bonne mais la prudence est de mise.

 

Un travail de préparation intense

 

Chaque année, ce sont plus de 1,7 million de passagers, 500 000 véhicules légers et 160.000 poids lourds qui transitent entre la Grande-Bretagne et la France via les terminaux transmanche de Ports de Normandie*. Pour le seul port de Caen-Ouistreham, 3ème port transmanche de France, le Brexit impacte 1 million de passagers, 250 000 véhicules légers et 100 000 poids lourds, soit 2,7 millions de tonnes de marchandises. Au-delà, des chiffres, on comprend que les enjeux commerciaux sont donc considérables pour l’économie normande.

Pour gérer ces flux dans les meilleures conditions et limiter les effets sur leur fluidité, Ports de Normandie et ses exploitants (la CCI de Caen Normandie sur Ouistreham, la SAS Port de Cherbourg et la Régie du Port de Dieppe), en lien avec les services des Douanes, de la Police aux Frontières et de la DRAAF ont mis en place des installations opérationnelles dès aujourd’hui et donc prêtes à servir dès que le Brexit entrera en vigueur. Il s’agit, pour l’essentiel, de bâtiments aménagés de manière à pouvoir accueillir les Services d’Inspection Vétérinaire et Phytosanitaire (SIVEP), des aubettes pour le contrôle douanier, des parkings, des bâtiments modulaires dédiés au contrôle des animaux domestiques, de la signalétique… L’ensemble de ces installations a reçu un agrément de la part des services européens.

Les Ports de Normandie sont donc prêts à mettre en oeuvre le Brexit et les premières conséquences de ce changement des règles d’import-export sont font d’ores et déjà sentir sur nos trafics.

 

Un contexte de Brexit qui, à ce stade, est favorable au trafic transmanche

 

En cumul à fin mai 2019, les trafics transmanche de Ports de Normandie progressent de près de 1,5 % pour les passagers et plus de 6,5 % pour les marchandises.

 

Passagers

Dans le détail, le trafic passager transmanche en cumul à fin mai, progresse de 0.9 % pour les lignes avec le Royaume-Uni et de 5,7 % pour celles avec l’Irlande. Même si la tendance globale reste haussière, les chiffres semblent être l’illustration de la phase intermédiaire que nous sommes en train de vivre avant la mise en oeuvre du Brexit et les conditions de celle-ci. D’abord, les résultats des différentes lignes transmanche demeurent contrastés. Et bien que le trafic des lignes avec le Royaume-Uni demeure positif en cumul (0,9 %), le trafic mensuel du mois de mai s’avère assez décevant. Il illustre l’attentisme des britanniques dans leur choix de loisirs ou de vacances face à l’incertitude du Brexit. Un attentisme que les compagnies transmanche constatent sur l’ensemble de leurs lignes. Par contre, les trafics avec l’Irlande se sont nettement rétablis avec une progression de 5,7 % en cumul à fin mai. Ils bénéficient clairement de la mise en service du WB Yeats d’Irish Ferries en mars qui explique la progression de 62 % du trafic mensuel en mai.

 

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Marchandises

 

Concernant les marchandises, les lignes transmanche progressent de 6,5 % avec le Royaume-Uni et de presque 7 % avec l’Irlande. Ports de Normandie a bénéficié, au premier trimestre, des mouvements sociaux des services douaniers sur le Détroit, ainsi que de la constitution de stocks au Royaume-Uni pour parer au Brexit initialement prévu en mars. Depuis la fin du premier trimestre et dans un contexte marqué par les nouvelles incertitudes politiques et économiques britanniques, les échanges ont tendance toutefois à se tasser. Les trafics avec l’Irlande, en nombre de poids-lourds, sur les 5 premiers mois progresse de 12 %. La mise en service du W.B. Yeats avec Dublin répond donc à une demande importante et est sans impact sur les volumes de Stena Line, l’autre l’opérateur sur l’Irlande.

 

 

Ces résultats confortent les équipes de Normandie dans la stratégie qu’elles ont déployée en lien avec les exploitants depuis plusieurs mois maintenant : tout mettre en oeuvre pour être « Brexit ready » afin de garantir la fluidité sur nos 3 ports et capter de nouveaux clients.

Les prochaines étapes de ce travail de fond sont :
– La mise à niveau des SIVEP, nécessaire pour conserver les agréments obtenus pour la phase d’urgence de mars
– La finalisation des travaux de génie civil à Cherbourg
– La poursuite du travail de programmation des aménagements afin de réorganiser en profondeur les terminaux et les équipements à moyen terme

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